Les dernières publications de Sandrine Doppler
Analyses, décryptages et interviews pour comprendre les enjeux du Food & Agri.

Le marché des glaces change de nature. En France, la catégorie devient moins saisonnière, portée par de nouveaux usages, formats et moments de consommation. Snacking, premiumisation, petits formats et nouvelles textures redessinent déjà le marché. Une transformation que la distribution belge pourrait bientôt connaître à son tour.
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Réserves alimentaires : pourquoi les USA ne stockent pas, le Japon stocke pour gouverner, le Maroc peine. Ce que ces trois modèles disent à l'Europe.

PAC : l'Union européenne organise la production, jamais la rétention. Sandrine Doppler analyse pourquoi l'Europe n'a aucune doctrine de stockage alimentaire.

A paraitre en septembre 2026 : La compétition alimentaire mondiale a changé de nature. Elle ne porte plus seulement sur les terres ou les matières premières. Elle porte sur la capacité à définir ce que le monde devra manger demain. Nous appelons souveraineté narrative la capacité d'un acteur à imposer les cadres interprétatifs qui précèdent la production des normes. La bataille des récits précède celle des normes, et la bataille des normes précède celle des marchés. L'Europe dispose d'atouts réels. La question est de savoir si elle a la volonté de les mobiliser avant que d'autres aient fini de parler à sa place.
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France, Allemagne : l'une produit et exporte, l'autre stocke et prévoit. Sandrine Doppler analyse pourquoi la France n'a aucune réserve alimentaire.
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Réserves stratégiques : Finlande, Suède, Norvège et Suisse stockent quand l'Europe débat. Sandrine Doppler analyse le stock comme infrastructure.

Ozempic hors indication : dès 2023, l'ANSM signalait des tensions d'approvisionnement. Sandrine Doppler analyse ce que ce glissement révèle de l'alimentation.

La glace n'occupe plus un moment, elle en occupe neuf. Pourquoi la catégorie a cessé d'être saisonnière et ce que la distribution belge n'a pas encore lu.
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Chine et Inde : quand le grenier devient une doctrine d'État. Sandrine Doppler analyse le stock alimentaire comme instrument de puissance et de souveraineté.

Protéines végétales : la première génération vendait une idéologie, la deuxième vend une infrastructure. Sandrine Doppler sur ce que le retail doit lire.

Tokenisation du foncier agricole : une captation furtive que les dispositifs de contrôle ne voient pas. Note de Jérémy Denieulle et Sandrine Doppler.

Pendant qu'on débat des racines de l'Europe, sa table se vide. Sandrine Doppler sur l'alimentation comme souveraineté culturelle et le repas qui se défait.

Fruits et légumes absents des boulangeries : 6 milliards de visites par an ignorées par la filière. Sandrine Doppler sur une anomalie stratégique.

Repris par La France Agricole : les stocks chinois tiennent plus d'un an. La Chine pense l'alimentation comme sécurité nationale, la France comme marché.

UE-Mercosur : l'Europe signe sa dépendance au soja brésilien sans diagnostiquer le fournisseur. Sandrine Doppler sur un angle mort de souveraineté.

L’éducation alimentaire pourrait bientôt trouver une place plus structurée dans les programmes scolaires français. Le 16 février 2026, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture une proposition de loi portée par la députée Olivia Grégoire visant à expérimenter un enseignement consacré à l’alimentation à l’école primaire.

Il y a un restaurant à Saint-Ouen. Un poulet grillé à 7,5 €, un pilon à 1 €. Une mairie qui pose des blocs de béton devant la porte, une justice qui les fait retirer, des pots de fleurs qui prennent le relais. Trois semaines de feuilleton national où tout le monde a parlé de gentrification, de classes populaires, de halal, de maire socialiste.

L'argumentaire « manger autrement pour sauver la planète » ayant saturé son public naturel, les défenseurs du récit végétal plaident le bien-être animal. Avec une stratégie rodée, décrypte Sandrine Doppler, analyste en prospective agroalimentaire.

Il y a des moments où les signaux faibles cessent d’être discrets. Ils deviennent lisibles, presque brutaux. Non pas parce qu’ils sont nouveaux, mais parce qu’ils convergent. Ces dernières semaines, plusieurs décisions prises aux États-Unis ont surpris par leur nature et leur rapidité. Des accords industriels remis en cause, des partenariats technologiques suspendus, des figures de la régulation poussées vers la sortie. Pris isolément, ces événements pourraient relever de l’ajustement politique classique. Ensemble, ils dessinent autre chose.

Le débat sur le pouvoir d’achat alimentaire est devenu omniprésent. Inflation, arbitrages, promotions, baisse des volumes. Pourtant, une partie essentielle du paysage de consommation reste sous-analysée : celle des consommateurs qui, malgré les tensions économiques, continuent de dépenser. Pas par insouciance, mais par capacité à choisir. Ce sont les YOLD – ces 55–75 ans qui ne se vivent ni comme retraités, ni comme consommateurs résiduels.

La gouvernance alimentaire mondiale est en train de changer de scène. Pendant une décennie, le débat international s’est structuré autour de quelques idées dominantes : transition alimentaire, réduction de la consommation de produits animaux, transformation des systèmes agricoles pour répondre aux enjeux climatiques. Des coalitions d’acteurs — scientifiques, institutions internationales, philanthropies et grandes entreprises — ont contribué à installer ces cadres intellectuels au cœur des politiques publiques.

Pendant 20 ans, la gouvernance alimentaire mondiale s’est structurée autour d’un axe implicite : Londres–Bruxelles–Paris–Washington. Un continuum d’expertise, de normes, de revues scientifiques, d’agences sanitaires et de diplomatie réglementaire. Les grandes revues médicales britanniques posaient le cadre scientifique. Les agences américaines produisaient les données massives et finançaient la recherche. Bruxelles traduisait en régulation. Paris, avec son poids agricole et symbolique, ajustait politiquement. Ce système n’était pas formel, mais il fonctionnait. Il produisait un langage commun.

Il fut un temps où le foyer se pensait d’abord autour des enfants, des repas partagés et d’une organisation de la dépense structurée par la famille. En Belgique, comme ailleurs en Europe, ce modèle s’érode. Le taux de fécondité est tombé à 1,44 enfant par femme en 2025, un plus bas historique

Sur France 24, Sandrine Doppler décrypte comment la blockchain et la tokenisation pourraient transformer la propriété, le financement et le contrôle des terres agricoles.

Dans un contexte de déclin durable de la natalité, l'animal de compagnie est devenu membre de la famille. Cette parentalité transférée transforme nos modes de consommation et oblige l'agriculture à composer avec des exigences morales autrefois réservées à l'alimentation infantile, explique Sandrine Doppler, analyste prospectiviste.

SIA’PRO fait appel à l’expertise de Sandrine Doppler pour décrypter les transformations de l’alimentation, les tendances émergentes et leurs conséquences pour les filières.

n répète à l’envi que les fruits et légumes sont au cœur de l’alimentation de demain. Bons pour la santé, bons pour la planète, bons pour l’économie agricole. Tout le monde est d’accord. Trop d’accord, peut-être. Car pendant que la filière se rassure avec des discours ver- tueux, la réalité des comportements alimentaires, elle, s’en éloigne.

Retail Retailnews Gondola Magazine +PLUS Share this article L’alimentation européenne a longtemps été pensée pour le foyer. Le repas comme ciment social, table large, plats à partager, restes du lendemain. Pendant des décennies, cuisiner signifiait “faire pour plusieurs”. Aujourd’hui, cette grammaire se fissure. Nous assistons à une bascule silencieuse mais massive : l’unité alimentaire n’est plus le foyer, c’est l’individu.

Plébiscité par les foules, le loup végétarien de la publicité d'Intermarché est révélateur d'une morale très contemporaine sur la façon dont nous abordons l'alimentation. Décryptage de cette « fable » par la prospectiviste Sandrine Doppler.


Pendant des siècles, manger mobilisait le corps : choisir, peler, mâcher, partager. L'assiette était un lieu d'effort autant que de plaisir, de mémoire autant que de socialité. Aujourd'hui, elle devient un espace de fluidité, de facilité, de vitesse. Ce glissement, discret mais profond, signe une transformation anthropologique.

La transition vers une alimentation et une agriculture plus durables est un enjeu majeur de notre époque. Face à l’urgence climatique et aux défis sociaux actuels, un changement de paradigme s’impose dans nos manières de produire, transformer, distribuer et consommer notre nourriture.

Caviar du pauvre, plat de cantine; quand ils font leurs courses, la lentille n’est pas franchement le premier choix des consommateurs. Pourtant, dans de nombreux pays, en manger le 1er janvier est un gage de chance et de prospérité pour l’année à venir. Et si en 2023 on en mangeait tous les jours ?

La Gen Z (ou Génération Z est la génération qui débute au milieu des années 1990 et s’étend jusqu’à la deuxième décennie de ce siècle, bien que les années exactes diffèrent selon les sources, NDLR) est la génération la plus persuadée que nous irons vivre sur Mars, une conviction qui explique leur comportement vis-à-vis de la transition écologique et alimentaire.

Le médecin addictologue et président de SOS addiction William Lowenstein et Sophie Janvier, autrice de "La méthode douce pour mieux manger" (éditions Leduc), viennent de participer au webinaire "One earth". Ils seront aussi les invités de l'événement Santé Globale, co-organisé par Sciences et Avenir - La Recherche, qui aura lieu vendredi à Strasbourg.

A l'heure où les crises s'accumulent et s'amplifient, que notre système alimentaire est plus que fragile il me parait nécessaire de préciser les valeurs qui m'animent et le rôle qui est le mien dans ce secteur qui doit muer de façon urgente.

Pour Sandrine Doppler, les planètes seraient enfin alignées pour accélérer la consommation de produits locaux et par conséquent la transition alimentaire. Une des raisons serait que pour la première fois, les leaders d’approvisionnement de ce secteur arrivent à être au même prix final que les acteurs classiques de la distribution.

Et si en 2023, la France importait plus d’aliments qu’elle n’en exporte ? Ce curieux constat, établi par un rapport présenté au Sénat en 2019, souligne la dépendance progressive de l’hexagone vis-à-vis de filières agricoles étrangères, notamment sur des produits que nous avons l’habitude de produire chez nous (la pomme, par exemple, dont la production française a été en 2020 la plus basse depuis sept ans). Au-delà de la catastrophe écologique que représente l’importation de certaines denrées alimentaires, la question de notre souveraineté alimentaire se pose. Alors comment l’agriculture française peut-t-elle continuer à nourrir le pays tout entier ?
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Circuit courts, alimentation locale et de proximité n’ont jamais été autant plébiscités. La crise sanitaire aura été un révélateur de nouvelles tendances et à y regarder de plus près, le monde d’avant pourrait bien resurgir aussi en la matière, soulevant la question primordiale de notre souveraineté alimentaire.

S’il y avait un moyen de ne pas manger et de pouvoir travailler plus, je ne mangerais plus » aurait un jour lancé Elon Musk à un journaliste qui l’interrogeait sur ses pratiques alimentaires.

Cette année, plus que toute autre, les consommateurs ont su faire le lien entre santé et alimentation. Dans un souci de (re)prise en main de cette dernière, nombreux sont ceux pour qui la crise de confiance avec certaines marques ou groupes industriels s’est aggravée. Face à un manque d’information ou de compréhension, les consommateurs ne se font plus avoir et n’hésitent pas à demander des comptes. Dans ce contexte, la transparence alimentaire apparaît comme la solution pour stopper l’érosion et, on l’espère, mettre enfin tout le monde d’accord.

Fake news, complots, information surabondante, multiplication de controverses, manque d’explications et de transparence.… Le climat actuel est à la fois anxiogène et déstabilisant. Il engendre de nouvelles craintes, attentes et comportements de la part des Français, et suscite des inquiétudes souvent infondées voire même des comportements irrationnels dans notre vie de tous les jours.

Le premier confinement a mis en évidence l’importance de l’alimentation dans les foyers. Circuits courts, produits de la grande distribution… Quelle consommation privilégier pour opérer des choix responsables pour notre santé et pour préserver la planète ? C’est sur cette thématique importante que s’est concentré le webinaire, organisé par Planète Food Santé, un nouveau média co-crée par Sandrine Doppler et Evidence Santé.

La crise sanitaire et le confinement qui a suivi ont profondément impacté nos modes de vie. Pas seulement en nous privant de déplacement mais surtout en réalignant nos priorités. Au premier niveau de la pyramide de Maslow qui hiérarchise nos besoins, se nourrir est devenu vital, un objectif que nous atteignions sans jamais y penser jusque-là.
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Imaginez un monde où vous et moi serions tous, sans exception, des consommateurs conscients, éthiques et responsables ; des individus pour qui la consommation serait directement en phase avec l’environnement, les espaces et les espèces vivants. Pas ou peu de déchet, de destruction et de gâchis. La vision de ce consommateur fait rêver et pourtant elle existe. De nombreux individus ont aujourd’hui une alimentation qui repose essentiellement sur les produits sains, durables, issus de l’agriculture et la production biologique. Malheureusement ils ne sont pas la norme. En effet, pour un consommateur responsable, combien de consommateurs indécis, qui veulent bien faire mais n’agissent pas ?
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